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Introduction


Notre monde se rétrécit. Les échanges internationaux, tant commerciaux que culturels, se développent à un rythme impressionnant et les voyages dans des pays lointains deviennent une expérience banale pour bien des personnes qui n’y auraient jamais songé il y a quelques dizaines d’années à peine. Par ailleurs, il se produit constamment d’importants déplacements de populations : les réfugiés et les candidats à l’asile politique sont de plus en plus nombreux, de même que les immigrants cherchant désespérément un niveau de vie qu’ils n’ont aucune chance de trouver dans leur pays d’origine. Tous ces facteurs ont pour effet d’exacerber les problèmes linguistiques.

Malheureusement, on ne les prend guère au sérieux, de même qu’on évite d’accorder l’attention qu’il faudrait aux résultats souvent déplorables de l’enseignement scolaire des langues. Exception faite des populations de langue germanique, un pour cent seulement des jeunes Européens, au niveau du baccalauréat, sont capables de s’exprimer à peu près correctement en anglais après avoir eu quatre heures hebdomadaires de cours pendant six ans. Le pourcentage correspondant est d’un pour mille en Asie. Mais ces faits ne semblent pas stimuler la pensée créative. Ils sont acceptés avec une regrettable résignation.

Dans les organisations internationales, bon nombre de délégations revendiquent un développement des services linguistiques, comme on peut s’en rendre compte dans les couloirs de l’ONU. Les pressions exercées pour faire accorder le statut de langue officielle au japonais, au hindi et à d’autres langues se font sentir avec une intensité croissante. En Europe, les problèmes de langues tournent de plus en plus au casse-tête. Ils représentent, comme disait Bernard Cassen dans Le monde diplomatique, une bombe à retardement. Bien des pays d’Europe centrale et orientale espèrent adhérer à bref délai à l’Union européenne et les hommes politiques ont réagi favorablement à leur demande, mais on s’est bien gardé d’aborder les aspects linguistiques de cet élargissement, comme si l’expression « gouverner, c’est prévoir » avait perdu toute validité.

Pourtant, le jour n’est pas loin où les complications, inégalités et coûts causés par la communication linguistique, de même que par l’inefficacité de l’enseignement des langues, franchiront le seuil de ce que la société peut supporter. Le présent document, fondé sur l’étude des faits, vise à venir en aide à ceux qui seront appelés à définir une stratégie visant à surmonter les difficultés qui ne manqueront pas de se présenter d’ici peu.

Il n’y a aucune raison de ne pas appliquer au domaine de la communication linguistique internationale les principes de la recherche opérationnelle. L’objectif est clair : adopter le système de communication le plus équitable, offrant le meilleur rapport qualité/prix (ou efficacité/coût) et psychologiquement le plus satisfaisant pour le plus grand nombre. Pour atteindre cet objectif, plusieurs moyens sont en concurrence. On peut observer comment ils se présentent dans la pratique selon une série de critères préalablement définis, puis les soumettre à une analyse quantitative propre à mettre en relief leurs avantages et inconvénients respectifs. En effet, les situations où des personnes de langues différentes sont acculées à communiquer sont nombreuses à notre époque. Les occasions ne manquent donc pas d’observer comment elles s’y prennent pour surmonter la barrière des langues. Et il n’y a aucune difficulté à procéder à une étude comparative des divers moyens mis en oeuvre.







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