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Les cinq options


Seuls les systèmes assurant une communication précise et nuancée, de bon niveau intellectuel, seront pris en considération dans la présente étude. Il existe en effet d’innombrables situations où des personnes de langues différentes s’expliquent tant bien que mal par des gestes, des expressions du visage, des rudiments d’anglais ou le recours à une langue locale déformée et plus ou moins mal prononcée, mais ce n’est pas ici le lieu de les envisager. Il serait impossible, dans un bref article, de tenir compte de tous les besoins linguistiques existant sur notre planète. Nous nous limiterons donc aux cas où la compréhension mutuelle doit impérativement être nette, précise, exacte et détaillée, comme par exemple au Parlement européen ou à l’Assemblée générale des Nations Unies. Les besoins linguistiques pris en compte dans cette recherche sont ceux des représentants des États, des europarlementaires, des experts, conseillers et collaborateurs d’organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales, ainsi que des scientifiques, spécialistes et autres professionnels qui se réunissent en congrès ou sont appelés à échanger des idées et des données à un niveau élevé de complexité.

Le chercheur qui fait le tour des situations où se déroule une communication internationale de ce niveau ne tarde pas à remarquer que seules cinq méthodes sont actuellement en usage. Ce sont, par ordre de grandeur à l’échelle mondiale :

1) le système appliqué par l’ONU, la plupart des organisations interétatiques et de très nombreuses organisations non-gouvernementales et autres associations internationales : nombre limité de langues, avec interprétation simultanée des échanges oraux et traduction des documents ;

2) le système appliqué par de nombreuses multinationales : tous les participants utilisent une même langue nationale, généralement l’anglais ;

3) le système de l’Union européenne : la langue de chaque État Membre est acceptée, avec interprétation simultanée des interventions et traduction des documents ;

4) le système des organisations utilisant une langue interethnique qui n’a jamais été la langue d’un peuple donné (swahili, espéranto) ; pour des raisons de commodité, seul le fonctionnement linguistique des associations espérantophones sera pris en considération ci-après.

5) le système dit « suisse » ou « scandinave » : chacun utilise sa langue maternelle et il n’y a pas besoin de traduire ou d’interpréter parce que tous les participants comprennent toutes les langues utilisées. Cette méthode, en usage aux réunions des lignes aériennes scandinaves, est assez souvent adoptée en Suisse dans les milieux intellectuels. Jusque dans les années 50, c’était le seul système utilisé au Parlement helvétique, où chacun était censé comprendre l’allemand, le français et l’italien.

Ce dernier système ne sera pas pris en considération, parce qu’il n’est applicable que dans certains environnements culturels. Il ne répond pas aux besoins en communication observables à l’échelle mondiale ou même sur un territoire restreint comme celui de l’Union européenne. Il n’est envisageable que si le nombre de langues est limité à trois ou quatre, si la distance entre les cultures n’est pas trop grande et si le système éducatif accorde un temps considérable à l’enseignement des langues.







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