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Conclusion


Il ressort de l’observation de la communication linguistique selon les quatre systèmes actuellement en usage à l’échelon international que c’est la formule "espéranto" qui présente le maximum d’avantages et le minimum d’inconvénients, tant pour les participants individuels que pour les États et pour les institutions où se déroule la communication. En d’autres termes, c’est , avec le système "multinationales", la formule où le rapport efficacité/coût est le plus favorable, mais il présente, par comparaison avec ce dernier, deux supériorités importantes : d’une part, il évite toute discrimination et inégalité, et d’autre part, il amène au niveau voulu de compétence linguistique en un temps nettement plus bref.

Cela dit, ce système doit faire face à un inconvénient de poids dont il n’a pas été question jusqu’ici : abstraction faite de quelques organisations privées, son introduction devrait être organisée à partir de zéro. En soi, ce ne serait pas si difficile à cause des qualités linguistiques de la langue et de son adaptation remarquable au fonctionnement spontané du cerveau humain. Mais le question du choix du meilleur système de communication internationale se pose dans un contexte où tout un ensemble de forces politiques, sociales, culturelles et économiques favorisent l’inertie et la préservation des privilèges et défavorisent un changement radical conduisant à une solution plus démocratique et d’un meilleur rapport qualité/prix. Les personnes capables d’accéder à un véritable niveau de maîtrise de l’anglais sont peu nombreuses par rapport à l’ensemble de la population du globe, pourtant la tendance de ces dernières années a été vers l’adoption du système "multinationales", fondé sur l’usage exclusif de cette langue. Elle a créé une élite linguistique qui n’est nullement disposée à perdre les nombreux avantages qu’elle tire de l’appartenance au petit cercle de ceux qui peuvent prendre part à la vie internationale.

Dans ces conditions, il pourrait se justifier d’ajouter deux critères au tableau présenté plus haut. Il s’agirait de deux inconvénients qui pourraient être libellés, d’une part,"organisation de l’enseignement de l’espéranto dans le monde" et, d’autre part, "nécessité de vaincre la force d’inertie". Il est intéressant de constater que si, pour ces deux critères, nous considérons l’inconvénient comme maximal dans le système "espéranto" (note 10) et comme inexistant pour les autres (note 0), la somme des inconvénients passe de 5 à 25 pour l’espéranto, mais demeure bien en-dessous du niveau auquel se situent les trois autres options (ONU 76, multinationales 39, Union européenne 65). Le résultat est comparable si l’on applique une notation binaire. Malgré l’adjonction de 2 points au chiffre marquant les inconvénients, l’option espéranto demeure la plus intéressante.

Ne faudrait-il pas garder ces résultats présents à l’esprit dans tout débat sur l’emploi des langues à l’échelle internationale ?







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