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L’anglais : première arme de destruction massive


L’ARGENT PARLE ANGLAIS !

Quand on veut souligner les inégalités à l’échelle mondiale on s’exprime en général en dollars. Le paysan africain doit vivre avec moins d’un dollar par jour. Le dirigeant d’une grande firme gagne, lui, tant de dollars par mois ou par an. Et l’on propose toute une série de mesures économiques ou monétaires pour combattre les méfaits de la mondialisation ultralibérale.

On a un peu tendance à oublier que, dans toute société, économie et culture forment un tout indissociable et qu’aucune école ne peut être totalement neutre. Il est certain, par exemple, que les décisions économiques sont directement influencées par la formation reçue à l’université ou dans les grandes écoles. Ce qui est plus grave, c’est que les concepts mêmes appris l’école décident, en fait, de la manière d’appréhender le réel. Ainsi, pendant longtemps, les problèmes écologiques ont été purement et simplement ignorés et pour ainsi dire « non pensés ».

Aujourd’hui ce qui est encore largement ignoré et « non pensé », c’est que l’une des armes parmi les plus redoutables toujours utilisée comme instrument de la domination économique, c’est la langue.

Cette ignorance n’est pas le fait du British Council qui, dans son rapport annuel de 1968/69 déclare : « Il y a un élément de commercialité dissimulé dans chaque professeur, livre, revue, film, programme télévisé de langue anglaise envoyés au-delà des mers. Si alors nous sommes en train de tirer un avantage politique, commercial et culturel de l’usage mondial de l’anglais, que faisons-nous pour maintenir cette position ?  »

Dans son rapport de 1987/88, le directeur du British Council écrit : « Le véritable or noir de la Grande-Bretagne n’est pas le pétrole de la Mer du Nord mais la langue anglaise . Le défi que nous affrontons est de l’exploiter à fond.  »

Enfin en 1995, le projet « English 2000 » définissait une ligne parfaitement claire : « exploiter le rôle de l’anglais pour faire avancer les intérêts britanniques en tant qu’étape de la tâche consistant à perpétuer et à étendre le rôle de l’anglais comme langue mondiale du siècle prochain . »

Ce qui est vrai de la Grande-Bretagne l’est d’autant plus des Etats-Unis dont la première industrie exportatrice, avant l’aéronautique et avant l’agriculture, est le cinéma : 9,6 milliards de dollars de recette en 2002 (voir Le Monde du 14/10/2003). L’anglais est bien la langue d’une Amérique désormais unique grande puissance et qui cherche et réussit souvent à nous imposer sa vision du monde et sa manière de penser.

HANDICAP LINGUISTIQUE

L’avantage pour les Anglo-saxons est double. D’un côté, il y a tous les anglophones de naissance qui n’ont nul besoin d’apprendre une autre langue. De l’autre il y a des centaines de millions d’hommes qui peuvent dépenser plusieurs milliers d’heures en énergie et en argent, sans arriver pour la plupart à maîtriser réellement l’anglais qui sert à les dominer.

A l’inégalité économique s’ajoute une inégalité culturelle et linguistique. L’accès au savoir et à la culture dans le Tiers-Monde, par exemple, est reservé à une élite qui, en apprenant l’anglais (ou une autre langue de colonisateurs) s’éloigne et se coupe de ses compatriotes moins instruits.

UNE LANGUE NEUTRE : L’ESPERANTO

Il faut se rendre à l’évidence : jamais l’anglocratie ne sera une démocratie. Elle constitue au contraire une menace violente et directe contre la diversité des langues et des cultures, aggravée par le monopole de l’anglais dans les échanges internationaux. Seule une langue totalement neutre, riche- et facile à apprendre, pourra rétablir l’égalité dans ces échanges internationaux, tout en permettant aux plus démunis d’accéder au savoir et de lutter à armes égales sans renier ni leur langue ni leur culture traditionnelle.

Etienne de Saint-Laurent (Espéranto 22)







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